L’approvisionnement marocain en produits japonais ne serait pas menacé

L’approvisionnement marocain en produits japonais ne serait pas menacé
japon-marocCela fait déjà trois semaines que le Japon, ténor mondial de l’exportation de véhicules et de machines industrielles, a été ébranlé par un séisme et un tsunami, ralentissant sérieusement et parfois arrêtant les activités des entreprises nippones. Ce qui suscite des questions logiques d’approvisionnement chez les clients de ces entreprises et le Maroc ne déroge pas à la règle.

Chaque année, le Maroc importe pour 496.9 millions de dollars US de produits japonais. En tête de liste, des voitures de tourisme et des voitures industrielles pour respectivement 108.7 et 92.3 millions de dollars US en 2010, suivis des machines industrielles. Néanmoins, les importateurs marocains se veulent rassurants et assurent que les perturbations de l’industrie nippone n’affecteront pas de manière significative l’approvisionnement du marché marocain. Toyota Maroc par exemple a déclaré disposer de stocks suffisants lui permettant de couvrir la demande nationale pour deux à trois mois pour les voitures et un peu plus pour les pièces de rechange.

Suzuki Maroc dispose, elle, de stocks de quatre mois pour les véhicules et de un an pour les pièces de rechange. Stokvis, l’importateur local exclusif de grandes marques de machines industrielles japonaises que sont Komatsu et Mitsubishi tient également le même langage : le pays ne devrait pas connaître de problèmes d’approvisionnement en bulldozers, niveleuses, gros camions et autres machines utilisées dans les mines, les BTP et la manutention, et ce malgré la probabilité d’une légère hausse de 5 % des prix davantage due à la forte appréciation du yen de ces dernières semaines.

Le Maroc doit sa stabilité d’approvisionnement au fait que la plupart de ces importations japonaises sont assemblées dans des usines se trouvant hors de l’archipel nippon. La durée de vie des stocks des importateurs devrait couvrir le temps nécessaire à une reprise normale des activités industrielles au niveau de l’archipel, selon les représentants locaux des grandes marques japonaises.

Martin Levalois

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