Facebook énerve les patrons

Facebook énerve les patrons

Les chercheurs estiment que le fait de « jouer » sur ordinateur au travail pendant une heure par jour pourrait augmenter la satisfaction et la productivité des employés, seulement, les chef d’entreprises eux ne semblent pas être du même avis, peut être est ce à cause du fait que « jouer sur ordinateur » prends une toute autre forme dorénavant : « facebook », distraction ou réel apport, un mitige qui suscite l’enquête.

Pour les entreprises, les réseaux sociaux de type Facebook entre dans la catégorie de menaces dite «d’ingénierie sociale», qui impliquent deux risques majeurs, le premier concerne les menaces d’infiltration de réseau et de vol d’information confidentielles dont la divulgation pourrait mettre en péril l’intégralité morale ou économique de l’entreprise, par la tromperie ou des techniques de leurre, une personne malveillante peut par exemple amener un employé, approché amicalement, à livrer des paramètres de connexion (identification, login, mots de passe). Mais surtout, dans le contexte d’un réseau social, l’utilisateur fournit de son plein gré des informations personnelles ou concernant l’entreprise dans laquelle il travail, des informations qui dès lors, ne lui appartiennent plus. Ce dernier n’a aucun contrôle quand à leur utilisation ultérieure par l’entreprise Facebook et par le public qui pourra y avoir accès, la deuxième menace pour l’entreprise concerne l’image donnée de cette dernière sur le net, par exemple Sur Facebook, les employés d’une entreprise pourraient critiquer les conditions de travail, se plaindre de phénomènes de corruption ou de passe-droit, Ajoutons que les employés, de par leur habitudes sur le net, leurs photos privées (par exemple pendant des fêtes arrosées) et, au sens large, leur activisme plus ou moins exubérant sur le réseau, sont susceptibles de nuire à la réputation de professionnalisme, voire de discrétion, de leur employeur, on peut imaginer des retombées négatives en terme d’image.

Les précédentes menace des réseaux sociaux sont déjà très préoccupantes, mais ce qui inquiète le plus les employeurs, c’est plutôt le temps que leurs collaborateurs passent sur le net, dés lors Un temps impressionnant est perdu à enquêter sur le temps perdu sur les réseaux sociaux. Des études prouvent que des sites comme Twitter ou Facebook sont des menaces pour la productivité, mais d’autre prouvent le contraire, devant ces résultats de recherches plutôt contradictoire une question s’impose : doit-on réglementer le comportement privé des employés? Plusieurs entreprises l’ont déjà fait, « Nous avons verrouillé l’accès aux sites que nous estimions ludiques, en tête Facebook, mais aussi Youtube et Dailymotion. Sachant que les jeux de type solitaire étaient bloqués d’office! » déclare un responsable du CHU de Montpellier. Ce type de réseau social n’effraie pas toutes les entreprises, au contraire: la plupart des multinationales (UBS, P&G, etc.) y possèdent des groupes officiels auxquels peuvent adhérer leurs employés.

La nouveauté du phénomène ne permet pas aux entreprises de concevoir des solutions qui arrangent tout le monde, et se retrouvent devant un dilemme : laisser faire pourrait nuire à la productivité des employés, et interdire enverrait le message : nous ne vous faisons pas confiance, en attendant un potentiel compromis entre les employeurs et les employés, ces derniers devraient sérieusement songer à revenir jouer au bon vieux jeu du solitaire.


Mouad Elmoutassamih

Martin Levalois

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