Le devenir de Jérusalem en discussion à Marrakech

Le devenir de Jérusalem en discussion à Marrakech

comite-al-qods-edition2002Le Maroc abrite ce vendredi et samedi, les travaux de la 20ème session du Comité Al-Qods (Jérusalem).
La réunion se tient à Marrakech (sud) sous la présidence du roi Mohammed VI, président du Comité Al Qods et en présence du président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbass. Ont également fait le déplacement à Marrakech, les ministres des A.E des 16 pays arabes et islamiques membres du Comité, le S.G de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), des représentants des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, de l’Union européenne, du Vatican et de la Ligue arabe.
Le Maroc qui a toujours manifesté son ferme engagement pour l’instauration d’un Etat palestinien indépendant et souverain, avec Jérusalem comme capitale, se veut également parmi les fervents défenseurs de la ville sainte et de son patrimoine civilisationnel multiculturel et interreligieux.
Au moment où le département d’Etat américain se trouve engagé dans une nouvelle campagne de médiation diplomatique pour convaincre Israéliens et Palestiniens à retourner à la table des négociations de paix, le souverain marocain a justement convoqué cette session dans le but de projeter le devenir de la ville sainte au devant de la scène diplomatique internationale.
Le timing de cette rencontre, estiment les observateurs sur place à Marrakech, traduit le souci permanent du monarque marocain en sa qualité de président de ce Comité, de préserver le cachet multiculturel de Jérusalem, tout en barrant la route à la judaïsation de la ville sainte et à la modification de son statut juridique et de sa structure démographique.
Créé en 1975 sous la présidence du défunt roi du Maroc, Hassan II pour veiller à la préservation de « l’identité civilisationnelle et culturelle » de Jérusalem, le Comité Al Qods a été couplé d’une institution financière qui est l’Agence Bayt Mal Al-Qods. Elle a pour mission de collecter des fonds pour le financement d’une multitude de projets socio-culturels à Jérusalem.
A travers ces actions, Mohammed VI s’est ainsi distingué par une inlassable volonté visant le rapprochement et la coexistence interculturelle et interreligieuse entre les peuples juif et palestinien.
La cause palestinienne et plus particulièrement le devenir de la ville sainte, a de tout temps occupé, comme en témoigne le prêcheur de la mosquée Al-Aqsa et premier vice-président de la Haute autorité islamique d’Al Qods, Cheikh Youssef Joumaa Salama, une place particulière dans le cœur et l’esprit du peuple et des Souverains marocains.

Martin Levalois

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